La fabrique de toile d'araignée

06 mai 2011

Quand part la prochaine fusée pour Mars?

Si je pose cette question c'est que j'ai de plus en plus de mal avec la société dans laquelle je suis contrainte d'évoluer.

Dans une société basé sur l'exploitation, la domination, la violence, la haine et l'inégalité, j'ai l'impression que toutes mes foutues idée que tout les êtres vivant-e-s sont égaux/les, devraient être entièrement libres de décider ce qu'iels veulent faire de leur vie, ne pas avoir à subir la moindre violence au cours de leur vie et toutes ces "conneries" ne fonctionnent pas ici sur terre, même dans les pays dit "démocratiques" "développés" et compagnie.

Plus je me penche de près de cette marmite apparemment alléchante nommé "république française", plus je remarque des cadavres, et l'odeur pestilentielles particulièrement nauséabonde qui s'en échappe.

Je ne peux pas être fière d'être française, parce que le gouvernement qui est censé me représenter viole les droits de l'homme (la femme on s'en tape de la France en Écosse jusqu'au Sénégal de toute façon) quand il est censé les incarner! (Bah voyons c'est par pur altruisme que l'État français va déloger Kadhafi alors qu'il a été un bon serviteur de l'état français jusque là et que N. Sarkozy l'a reçu en grande pompe en 2007, de plus j'ai pas envie de m'épencher sur l'histoire du bonhomme, mais bon les réseaux foccardiens appréciaient grandement qu'il soit anti-Nigéria et Américain en plus d'aider son copain Taylor un libérien à former des troupes; bon et maintenant que les lybiens se rebellent contre leur oppresseur, ce qui au fond me fait très chaud au coeur, et qu'il n'arrive plus à les matter, bah on change le fusible contre un autre... de même c'est totalement impartialement que la France et l'ONU sont intervenu en Côte d'Ivoire pour choisir Ouatara en espérant qu'il soit plus coopérant que Gbagbo...), utilise des faux prétexte complètement débiles pour interdire des choses qui sont des avancés, retirer le peu d'avancé social qu'il a fallu que mes ancêtres se battent durement pour obtenir, ou autoriser des horreurs sans nom (je vous parle des réductions de budget dans l'éducation, la santé,... tout ce qui est VITAL pour les gens, l'interdiction de l'homoparentalité d'un député UMP sous prétexte de parité; la corrida qui devient une tradition trop classe à l'Unesco... je m'arrète là ma bassine à vomi déborde déjà).

Je vis dans une société ou quand on est une femme, quelque soit notre âge, condition social, train de vie, origine social, lieu de naissance... on est toujours considéré comme un objet sexuel, comme une chose, trop rarement comme un individu à part entière, et pour vivre SA propre vie comme bon on le veut, il faut une sacré dose de courage et ou on devient militante sans le vouloir forcément.

Parceque sortir aux heures qu'on veut, s'habiller comme on le souhaite, faire le métier/études (ou ne pas travailler) qu'on a envie si c'est des secteurs dit "masculin", refuser que les autres s'approprient de notre corps et de nos idées, sortir ou ne pas sortir avec les individus qu'on aime (ou pas), refuser les normes de comportement qui seraient soit disant féminines...

Et bah rien que pour oser l'affirmer devant tout le monde qu'on les emmerdent profondément et qu'iels n'ont qu'à aller se laver les fesses et la bouche au lieu de nous faire chier tout celleux qui nous disent qu'on devrait faire vu qu'on est des femelles inconscientes du danger que c'est de vouloir être libre.

Il en faut du courage et finalement le penser et le dire c'est déjà un acte de militantisme en faveur de l'émancipation des femmes, puisqu'on veut conquérir la sienne.

Je vis dans une société ou les animaux non-humains sont considérés comme des choses, qu'on peut torturer, tuer, manger, juste pour son propre plaisir sadique et cruel. Ou c'est considérer comme une tradition. Et le fait d'affirmer que peut être que les animaux peuvent souffrir, comprendre, aimer, pleurer, rire et avoir une vie digne d'intérêt c'est se faire au mieux railler, au pire insulter parce qu'on est un doux dingues et que bordel "quesque c'est con une oie"!

Je vis dans une société ou le racisme et l'homophobie sont de mise. Se foutre de la gueule des noirs et des arabes c'est marrant et pis "on déconne on ne le pense pas sérieusement heiiiiiiiin", ou il y'a tant et tant de préjugés complètement crétins à déconstruire, que ça fait mal au coeur, de voir que quand une personne a enfin le courage de dire à sa famille qu'elle est homo on peut lui sortir "mais enfin tu vas pas nous faire ça?" "Mais attends n'importe quoi j'espère que ça te passeras" "tu as le SIDA? Fait gaffe quand même", "attends j'espère sérieusement que tu déconnes là!"...

Je vis dans une société capitaliste, soit dis en libérale, au niveau des capitaux, des banques et des supras-riches je n'en doute pas une seule seconde, mais quand je vois que pour qu'une minorité gagne autant il faut autant d'horreur et d'exploitation de la grande majorité de la population, de la terre et des animaux non humain, et qu'on nous bassine que la liberté c'est trop géniale.

Oui je suis d'accord c'est sympa, mais dans quel contexte vit-on la libérté aujourd'hui? La libérté de dire merci pour toute la merde qu'on me fait bouffer dans les médias? Merci pour tout ce que vous nous volez patron? Merci pour tout ce que vous me faites subir? Merci si grâce à l'exploitation de mon travail, vous me reversez quelque miette? Merci si pour mes droits fondamentaux je suis libre et obligé-e de me battre pour, parce que jamais on me donnerait ce que je veux comme ça, à moins que je batte avec d'autre personne pour?

La liberté dans un monde inégalitaire (pour celleux qui en douteraient encore, les hiérarchies sont une forme assez parlantes, certains en haut dirigeant et les autres se cassent le fion pour lui obéir), est que c'est possible d'abord? Je pense qu'Orwel avait trouvé une phrase juste "tout les animaux sont égaux, mais certain le sont plus que d'autre". Je suis intiment convaincu que la liberté ne peux pas aller sans égalité, et personne n'est vraiment libre, ou maître-sse de son destin ici bas, tellement de norme intégré, tant de principe dégueulasse intégré, tant d'auto-dénigrement d'une grande partie de la population envers elle même, comme si elle ne serait pas capable de se gérer toutes seule (en gros l'état de tutelle est légitimé par celleux qui la subissent et à qui elle fait beaucoup de mal), alors que merde c'est quand même elles qui assurent l'ensemble de la production mondial de tout ce que vous voulez: c'est pas le banquier de l'agriculteurice qui fait pousser les céréales, c'est bien l'agriculteurice que je sache, qui sait comment on produit des céréales, quel traitement pour tel maladies, tel saison exactement qu'on récolte. Son banquier il est bien au chaud dans ses bureaux il ne mettras jamais les mains et les pieds dans la boue et le cambouis pour produire quoi que ce soit, et pourtant c'est lui qui va gagner du fric sur le dos de l'agriculteurice, y'a un truc qui tourne pas rond dans cette logique quand même....

Il y'a tant de chose à changer dans cette société, qui ne me convient pas, qui ne convient pas à grand monde en fait que je ne vois pas vraiment ce que je peux faire pour changer à moi toute seule (j'aurais du mal) les choses.

Et si peu de personne prête à changer ça de fond en comble, pour que jamais plus un enfant crève de faim alors qu'on a de quoi nourrir l'ensemble de la population mondial sans problème, qu'une femme se fasse agresser et qu'on trouve ça normal, que plus personne jamais plus ne souffre de soif, et que toutes les maladies bénignes ne tuent personne alors qu'on SAIT comment les soigner, pour que la corruption, les guerres civiles, les génocides et les massacres dont sont en grandes partie sinon entièrement responsable les industriels et les banques ne soient plus que de vieux souvenirs horribles. Et pas des choses perçues par des gens cultivés et qui connaissent ces faits comme des choses absolument normales.

Alors si jamais vous avez l'horraire de la prochaine fusée pour Mars (ou de Venus merci Héloise) je suis preneuse...

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06 avril 2011

Les adultes ne sont pas parfaits

Pour les enfants, les tuteurs légaux (souvent des parents: père+mère) sont les responsables devant la loi de leur actes et si iel leur arrive un pépin ce sera en partie de leur faute.
On ne peux pas laisser un enfant tout faire (se coucher à 2h du matin alors qu'iel doit se lever à 7heures pour aller en cours; le laisser manger n'importe quoi et n'importe comment; avoir une consommation excessive de drogue; ne pas se protéger lors de rapport sexuel; se laisser manipuler par des courants et des potes néfastes pour elle ou lui...), c'est évident. On peut tenter de lui interdire de faire des choses qu'on juge néfaste pour luil; quaf qu'interdire je trouve ça très con, c'est contre-productif, un gosse surtout ado aime bien se rebeller, et avoir son mot à dire sur son devenir et ces choix.

Ce qui est tout à fait légitime, personne n'aime qu'on nous impose une conduite à tenir.


Je pense qu'il faut être à l'écoute de l'enfant et tenter de lui expliquer; en travaillant avec des petits maternelles, j'ai pu constater qu'un enfant c'est très loin d'être con, ça peut réfléchir et dire/faire des choses intéressantes.

C'est assez déroutant d'entendre un gamin de 5ans nous demander ou on va quand on est mort, que lui dire? Lui expliquer avec mes mots et mes idées d'adulte ce que j'en pense? Qui correspondent à autre chose que sa vision du monde? Parce que lui il est là il existe, mais il a une conscience différente de la mienne, il ne peux pas ou très difficilement avoir toutes les nuances que j'ai, alors que c'est sans doute plus facile pour moi de me mettre à sa hauteur, et de tenter de lui demander ce que lui il en pense, pour discuter avec lui, et essayer de le faire réfléchir sur des concepts que j'ai du mal moi aussi à comprendre et à interpréter, pourtant la plupart des adultes (donc ceux qui s'en occupent), lui impose une vision qui n'est pas celle qu'iel peut comprendre en toute conscience qu'il existe plusieurs nuance et alternative.

Le problème c'est qu'on a rarement le temps de prendre le temps non pas qu'iels nous écoute (ce qui est important, on est d'accord, le respect est une valeur essentielle), mais de se mettre à leur niveau, on est dans une société construite autour de notre devenir d'adulte et de l'adulte en oubliant qu'avant il y'a l'enfant (il n'y a qu'à prendre l'exemple de l'hypersexualisation de jeunes gamine de 6ans, on les projette dans leur avenir, et leur culture n'est pas construite autour de leur enfance), et que cette enfant il faut qu'il prenne son temps de grandir, que c'est autre chose qu'il faudrait lui projeter comme avenir, arrêtons de les comparer aux adultes, on leur impose NOS règles, NOS logiques d'adulte qui n'ont absolument rien à voir avec leur besoin et envie, ambitions ou aspiration.
Chaque âge de la vie est important, aussi bien le bas âge que l'enfance, l'adolescence, et même la vieillesse, sont des étapes qui ont leur propres manière de vie, pourtant tout ce qui ne fait pas partie de ce qu'on considère comme la population active (adulte) est stigmatisé, mise à l'écart, ce qui est très frustrant quand on commence à peine à vouloir comprendre le monde, ou nous refoule parce qu'on est trop jeune pour comprendre. Alors ensuite comment peut-on s' ettoner qu'un-e ado, qui voyant qu'iel n'est pas respecter (et à juste titre) par ceux qui demande de sa part ce respect, font ce qu'iel peut pour montrer qu'iel existe; y compris s'opposer systématiquement aux adultes. C'est le seul moyen d'expression qu'on lui accorde, alors iel l'use.

Un enfant est certes un adulte en devenir, mais le plus important c'est qu'iel est un enfant, et qu'on ne devrait pas considérer que l'âge de la vie parfait c'est l'adulte, c'est faux, c'est une étape de la vie, aucune n'est meilleur ou pire que d'autre. Chacune à ses avantages et des inconvénients. L'adulte n'est pas le seul a exister, il y'a aussi les autres étapes toutes aussi fondamentales, iel devrait arrêter de se considérer comme au centre de la vie, chaque âge de la vie devrait être cesser d'être dénigré car jugé improductif contrairement aux adultes qui font le monde.

On devrait, pour chaque âge de la vie faire en sorte, d'être au niveau des besoins et attentes spécifique qu'on a à cette âge là, et arrêter d'imposer des décisions d'adulte. On devrait également respecter les choix et paroles des autres, en cessant d'opposer son avis d'adultequisaittout, non je ne sais pas tout, je suis une humaine comme eux, qui mérite le respect et la tolérance, je ne peux pas prétendre l'obtenir de la part d'enfant, si moi même je ne les respectent pas.

 

 

Posté par Esmecia à 23:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]

27 mars 2011

Les casseurs ont ils raison?

Hier soir, fait inhabituelle que je ne fait presque jamais, je regardais la télévision.

Journal télévisé de France2 donc.

Comme vous avez du en entendre parler, le Royaume-Unis subit une bonne crise d'austérité, en effet le gouvernement veut baisser le déficit de l'état de 11 à 2% du PIB d'ici 5ans.

 

Donc au lieu de se servir comme il le faut dans les caisses des entreprises et des banques qu'il a bien aidé à se sortir de la crise, en réclamant des intérêt, ou augmentant les taxes, ou encore en nationalisant. Que faire?

Aggraver la situation économique et social du peuple?

Oui très bonne idée, et squich sur les allocations familiale, et encore une belle coupe sur le buget santé, et encore un coup de ciseau fatal sur les budgets de l'éducation et encore tiens augmentons la TVA...

Y'a plus de pauvre que de riche alors faire les Robins des bois à l'envers, en leur enlevant le peu de droit sociaux qu'iels ont c'est pas un souci au contraire.

De quoi s'éttonner grandement quand le peuple en colère décide de se mobiliser, hier une manifestation rassemblant près de 250000 personnes a eu lieu à Londres, c'est impressionnant tout de même.

D'après vous question très difficile le journal de France 2 a t'il plus parler des restrictions budgétaires, de la manifestation, interview de manifestant exposant leur point de vue, ou a t'il consacré près de 8 minutes sur les 10 minutes du reportage sur les casseurs, et éludant les derniers point très rapidement?

Oui c'est très difficile comme question...

Les casseurs, je n'ai rien contre elleux, je comprends leur colère, en effet voir autant d'inégalité et d'injustice commis par le gouvernement qui ne cesse de creuser des écarts terribles entre les pauvres et les riches, qui appauvrit même les classes moyenne et de la petite bourgeoisie qui s'en sortait jusque là assez bien, ou plutôt bien. Les voir voler le pain que le peuple a eu du mal et beaucoup de peine à obtenir afin de nourrir des ventripotents jamais assez rassasié...

Il faut être un coeur de pierre pour ne pas trouver ça immonde et affreux comme moyen de procédé.

Mais s'en prendre au signe extérieur de richesse , casser à tout va pose deux gros problèmes:

*le premier celui de la visibilité, en effet les médias s'emparent très bien des actes des casseurs pour oublier de parler des problème de fond, et même si les casseurs sont sensibles à la réalité, la connaissent, ainsi que toutes les magouilles entre l'appareil d'état, les banques, les entreprises, ils oublient momentanément que les médias sont à la solde du gouvernement et des grands patrons et que leur actes sont aussitôt repris contre eux, mais aussi pour occulter le mouvement de contestation.

*Le second c'est que leur révolte, ne s'en prend qu'au symbole même, pas au fondement.

Cela me fait penser par ailleurs, aux premières révoltes des ouvriers de la première vague de la révolution industrielle, qui s'en prenaient aux machines car ils avaient ce sentiment qu'elles leur volaient leur travail.

Mais les machines ne leur volaient pas le travail au contraire elles auraient pu leur permettre de travailler plus vite, moins,  mieux, plus facilement. Ceux qui virent c'est les patrons pas les machines. Casser les machines ne leur permettront pas de retrouver le travail qu'a remplacer la machine. Et en plus les patrons trouvent facilement des milices et des polices pour casser la gueule des ouvriers en colère.

C'étais une colère improductif, si ils s'en étaient pris au patron, à l'état, à la société, bref les vrais responsables de leur malheureuses conditions de vie, de santé et de travail, ils auraient pu continuer de vivre dans des meilleurs conditions de vie. C'est le tout qu'il fallait changer, c'était pas en cassant les machines, des objets sans consciences, que la situation s'améliore.

La colère, leur colère devrait plutôt s'en prendre à tous ce qui les exploitent.

Posté par Esmecia à 16:28 - Commentaires [1] - Permalien [#]

14 mars 2011

Conseil à un-e apprenti-e militant-e.

Tout d'abord un jour, tu sais pas pourquoi tu t'es posé-e une question toute con "Et ça [à remplir selon l'envie ça peut être aussi bien le sexisme, le spécisme, le racisme, l'hompohobie, le capitalisme...], pourquoi ça existe existe? Peut on faire autrement?" et suite à un plus ou moins long cheminement intellectuel étayé ou non par des livres/films/blogs/documentaires qui peut durer du temps d'un déclic immédiat à des années pour certain-e. Tu te dis "Et bah oui on peut faire autrement", bravo ceci est le premier galon à atteindre pour être militant

Tu seras sans doute fort surpris-e au début de voir à quel point ta remise en question personelle, et ton envie de changer le le monde en mieux, font grincer des dents, provoquent des réactions incroyables, part leur mauvaise foi, condescendance, mépris, traditionalisme, conservatisme, stupidité, incompréhension et manque de cohérence.

Ne t'inquiète pas c'est normal, pointer du doigt les incohérences et l'horreur d'un système qui fonctionne pourtant siiiiiiiiiiiii bien depuis des millénaires, et bien c'est la porte ouverte pour se faire lyncher par ceux et celles qui ont des difficultés à se défaire de leur conditionnement, non pas que c'est fondamentalement compliqué, avec un peu de réflexion on peut y arriver, mais ça remet en cause ce qui fait en sorte qu'on est ce qu'on est dans le monde et la société ou on est. Et ça c'est dur à comprendre au début quand on est enfin libre des schémas inégalitaires qu'on comprends, on pense que c'est si évident de comprendre pour les autres aussi, mais tu remets en cause pas le simple fait de ton existence et de tes revendications leur existence et leur crédibilité dans le monde ou l'on vie.

A force d'entendre toujours les mêmes insultes et commentaires crétins, tu arriveras sans doute à t'en amuser, comme un-e veggie peut au bout d'un certain temps au 1000éme cri de la carotte affirmer fort sérieusement qu'en effet iel adore faire souffrir les carottes, que les voir se débattre et crier ça le rend heureux et encore plus sadique, qu'iel jouit à chaque fois, et il te parle même pas de se qu'iel fait subir aux fraises et aux aubergines sinon tu appellerais courroucé la ligue de protection des végétaux. (Quand je suis en face d'un-e interlocuteur-trice IRL, je m'amuse à faire une scenette ou je prends réellement un air sadique fourbe de psychopathe et machiavélique à grand renfort d'effet et de geste théâtraux digne des poncifs de la tragédie, ça fait toujours un petit effet fort comique.)

Je te conseille également d'investir dans une balle anti-depresseur (ou un punching ball si tu as la place chez toi) si tu t'amuses à débattre sur des forums/blog/site non spécialisés de ton militantisme, ça peut être utile vu le niveau de connerie que tu pourras voir. (Et puis même si tu passes sur les sites comme par exemple le CIV pour un-e vg, yahoo pour elle si t'es féministes, des sites ultra réac catho à donf si l'homophobie te défrise, ... je te jure que ça défoule). N'oublie pas que les arguments ad hominen sont les arguments de ce qui n'en ont pas. Car tu risques de t'en prendre plein la tronche même si tu restes calme, posé, tranquille, que tu débats sans agresser personne (sauf les consciences que tu déranges).

Des fois ça va tellement loin tu vas lire des horreurs qui te ferrons vomir de honte pour la personne qui a osé sortir une énormité aussi con, là je te conseille également d'investir dans une bassine/sceau que tu auras toujours à ta disposition(et c'est là qu'avoir une balle anti-dépresseur se trouve être un bon investissemnt tu peux aussi l'utiliser à l'extérieur j'oublierais presque que la vie IRL existe des fois).

Je conseille également d'être super bien documenté sur ton sujet, mais genre bien bien quoi, avoir en tête au moins une demi douzaine de livre fondamentaux (et les avoir lu) sur ton sujet, vu quelque film qui parle plus ou moins de ça, avoir en tête des tonnes de liens et de blog qui traite différent aspect du problème, histoire de pouvoir apporter une vision globale sur ce que c'est à un-e néophyte.Histoire de pouvoir argumenter et contre argumenter en paraissant sérieux et en citant des sources.

Autre chose, tente de garder le plus possible un discours calme, intéressant, non-agressif, acceptant le débat, parce que sinon tu serras vite taxé-e d'extrémiste (le joker ultime des adorateurs de l'argument ad hominem, déjà qu'ilels n'ont pas souvent besoin que tu perdes ton calme pour te traiter d'extrémistes, suffit juste de présenter ton point de vue des fois).

Je t'avais dis aussi que tu allais peut être en rire et le prendre à la dérision les commentaires quand ils reviennent toujours sur le tapis et qu'ils sont souvent infondés. Fait toi une liste des arguments que tu as entendus regarde ceux qui viennent souvent et pis tente de trouver un comportement/phrase type qui fasse comprendre que tu ne prends pas au sérieux l'argument (l'éxagération, ironie, cynisme, caricature, ... par exemple).

 

Et tu passes au niveau  2 du militant de base: l'informé

 

 

Posté par Esmecia à 12:20 - Commentaires [2] - Permalien [#]

02 mars 2011

Masculin=neutre.

Le concept énoncé dans le titre suffit à lui même.

Pourtant il me semble utile de rappeler le concept: c'est une règle grammaticale qui énonce que le masculin tiens lieu d'universalisme, et que le féminin est une exception.
Ce qui explique par exemple qu'on dise "ils" alors qui il y'a peut être des "elles" dans ce "ils".
C'est un symbole de plus de la domination masculine qui tentent de faire taire les femmes, qui nie leur existence en tant qu'individu, un seul mâle est plus puissant que toutes les femmes puisqu'il peut imposer son sexe et son genre à toutes les autres.

Ça nous rappelle donc notre statut d'inférieur: les femmes ne font pas le poids face aux hommes.

Nous ne sommes rien, nous la moitié de la population, nous ne valons rien, nous sommes une exception, l'homme lui est le seul modèle qui existe et à droit d'être citer en tant qu'individu propre.

C'est tellement absurde cette règle qui concoit que seul les hommes vivent, ont accès à la vie publique, ont le droit de se montrer, de prouver aux autres leur existence, contrairement aux femmes qui devraient se contenter de rester invisible dans la sphère privée.

C'est lourd de sens, et pas anodin, comme on voudrait me le faire croire.

Le masculin neutre c'est aussi pouvoir sortir des phrases comme "les hommes naissent libres et égaux", les femmes sont des hommes comme les autres depuis quand? À travers cette simple phrase entendu lu des milliers de fois, j'ai l'impression de n'être qu'une subalterne des hommes. D'être exclut de cette ensemble qui soit dis en dans le contexte veut dire "humain".

Mais qu'est que ça coute au fond de changer les droits de l'homme en droit de l'humain? Ce n'est pas plus compliqué à dire, et ça à le mérite d'inclure réellement l'ensemble des personnes, quel que soit son sexe, son origine (etnique/social/culturel/...), sa couleur de peau, son nombre de dents, d'yeux, de jambe, de doigt, et même le nombre de poil sous les aisselles...

Alors pourquoi cela fait tant grincer les dents, et ricaner tant de personne, qui n'y voit qu'un chipotage de plus de la part des feministes.

Je, tu, elles et ils chipotent et chipoterons encore pour réclamer, s'insurger, réclamer, demander que partout on est enfin la parité; et ça pas seulement dans les lois, et dans les textes; mais aussi que se soit inscrit dans la cervelle de tout un chacun que le fait même de dire qu'une femme ou qu'un homme peuvent avoir les mêmes capacitées physiques, intelectuelles, morale, s'occuper des mêmes postes, avoir les mêmes responsabilités au sein d'un groupe; c'est normal, et y'a pas de quoi découper un poirreau en petit morceau que de le dire, ni de quoi chipoter sur ça avec des pseudos études scientifiques particulièrement atroces et conservatrices.

Comment peut on se dire dans une société paritaire si dans le langage même c'est la règle de l'inégalité, des préjugés sexistes qu'on dispense et qu'on enseigne encore dès le plus jeune âge?

Le langage est un véhicule de la pensée, selon qu'on utilise un terme ou un autre qui a une valeur similaire, une tournure de phrase; c'est représentatif d'un état d'esprit, d'un mode de pensée.

Alors si on utilisait un véritable neutre, qui incluerait toutes et tous, se serait sans doute une avancée dans les combats féministes.

Posté par Esmecia à 19:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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20 février 2011

Experience

J'ai voulu me rendre compte par moi même, que dès qu'on met une robe/jupe, qu'on se "fait jolie", on se fait directement beaucoup plus emmerdé par les connards et des commentaires gravelleux.

Je n'ai pas été déçue, (surtout à 1h30/ 2h du matin), vêtue d'une courte mini robe , de bas rayés, quelque bijoux, un gilet, un peu maquillée (oui il fait très bon à cette saison et oui on trouve des trucs incroyable dans mon armoire en fouillant bien).

Je me suis plus fait interpellé que quand je suis habillée en mode pantalon, tee shirt et gilet pour la même tranche horaire (même habillée en mode normal je me fait emmerdé par des cons qui n'ont pas compris que la nuit et l'espace public appartiens à tous et à toutES).
Entre les "tu es jolie" (mais qu'est ça peut te faire du con?), les "t'es bonne" (va te faire foutre), "t'as pas froid?" (non, et t'inquiète pas pour moi va), il  apparait à travers cette simple expérience (que je retenterais avec plusieurs variantes, et si je trouve des cobayes volontaires) qu'une femme ne peux pas si elle veux la paix sortir comme vêtue comme elle le souhaite, au horaire qu'elle veux, elle doit s'obliger pour avoir la paix à avoir un comportement adéquate: baisser les yeux, être vêtue "correctement" ne pas sortir après 22/23h... J'ai remarqué qu'il y' avais environ 20/30% de femmes et le reste d'homme (personne de moins de 16ans, aucun "vieillard", pas mal de jeune 16-30ans et quelque adulte d'âge mur (40-50ans)), dès qu'on est une femme dehors à partir de certaine heure on devient de la viande qu'on peux admirer, juger, jauger, commenter, apprécier,... me réduisant en écoutant les commentaires des mâles hétéros comme il faut (à peine bourré pour être franche, mais ça n'excuse rien au contraire) sans être franchement discret à un objet sexuel qui passerait QUE pour leur plaisir des yeux.
Mais j'ai le droit d'être vêtue comme j'ai envie, de me maquillée, de me faire belle, c'est pas pour eux que je le fait, c'est pour moi, parce que j'ai envie d'être habillée comme ça, que je me sens bien comme ci, que telle matière est agréable, etc...

D'ailleurs c'est toujours les femmes qu'on dévisage et qu'on juge, jamais je n'ai vu de groupe de femmes se permettant de commenter tout les corps possédant un pénis qui passent, comme on commenterais des tableaux dans un musée.

Je ne devrais pas entendre ces commentaires désobligeants, je ne devrais pas être dévisagée de cette façon lubrique et révoltante, je ne devrais pas recevoir de commentaire macho et paternaliste, juste parce que je porte une robe courte, mais ça m'a permis d'entrevoir à quelle point l'égalité entre les sexes et un mythe qui s'effrite et perd son sens dès qu'on gratte à la surface, les femmes sont toujours réduits au rang de choses insignifiantes qui  n'existeraient que pour satisfaire le plaisir et le besoin de ces messieurs. Comme si nous n'avions pas d'existence propre, comme si nous vivions pour eux et pas pour nous.

Selon certain macho/masculiniste; qui tente de justifier qu'on soit réduite à de la chair fraiche possédant un vagin et au rang d'objet sexuel dans beaucoup de magasine et de pub bien comme il le faut; l'homme serait par nature un prédateur sexuel, je n'en croit pas un mot, ça s'apprend et ça s'éduque l'inégalité dès le plus jeune âge, on n'élève pas de la même manière une enfant selon son sexe, si on est une fille on nous érige la beauté au rang de vertu.
Dois je aussi rappeler que notre société capitaliste spéciste, un poil raciste est toujours machiste?
Et pour montrer qu'on est un vrai mâle, avec les attributs physiques qui vont avec, il faut montrer qu'on est au dessus des femmes en les réduisant au rang d inférieure, de vagin sur patte. En se permettant de commenter les femmes qui passent ils nous remettent toutes au rang de choses jolies à regarder. Et pas en tant qu'individu possédant des qualités, une intelligence, de la culture, un humour propre à chacune d'entre nous.
On n'apprends pas aux enfants que les femmes ont droit au respect, et jamais on ne le dit ou le répète suffisamment fort pour être entendu.

Ce n'est pas parce qu'une femme est en robe/jupe que c'est un signal pour dire "baisez moi", ou "jugez moi" "commentez moi".
Madeleine Pelletier (une des premières à poser des questions sur le genre) disait déjà au XIX éme que le droit aux froufrous et la parure accordé aux femmes était au fond un luxe inégalitaire qu'on donnais aux femmes.

Je me rends compte à travers cette expérience, que je ne me rendais pas compte à quel point c'est toujours d'actualité en 2011 en France pays dit civilisé et des droits de l'homme (pas de la femme bien sur, avec seulement 2% des violeurs qui sont jugés coupables, avec une femme qui meurt sous les coups de son conjoint/ex-conjoint tout les deux/trois jours, avec une femme violée à peu près toutes sept minutes, avec les inégalités salariales, avec la majorité des emplois précaires qui sont effectuées par des femmes, avec les inégalités domestiques (80% des taches effectués par bobonne, la boniche qui lave gratis), avec les discriminations à l'embauche, les blagues sexiste tellement drôles que si tu ris pas t'es qu'une sale aigrie qui n'a pas d'humour, avec l'affichage public et quotidien de femme quasiment à walpé et dans des positions équivoques... tout ça bon euh avec ça je ne vais pas m'excuser d'être aussi virulente et méchante).

Bon il y'a tellement de chose à dire sur le sujet de la robe et du pantalon; des pressions sociales qu'on a quand on est jeune (si tu mets une jupe t'es une salope qui suce... donc du coup pour pas te faire emmerder si t'es une fille tu préfères te mettre en survet informe et jean unisexe que de mettre ta robe pourtant assez "sâge" que tu aimes beaucoup), la dichotimie putain et vierge effarouché (pour les jeunettes), ou maman-putain (pour les plus de trente ans), l'interdiction plus ou moins formel pour les mecs de se faire beau (à moins de vouloir passer pour un pd pas viril que c'est pas bien du tout), l'interdiction informelle de transgresser le genre attribué à notre sexe... que j'en ai au moins jusqu'à 5heures du mat là si je me lance à fond dans le sujet  je continuerais un autre jour (si je veux d'abord).

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14 février 2011

Humouuuuuuuur

A l'humour sexiste, raciste, anti-vg*, homophobe...
Qu'est que c'est drôle. Ha ha on se marre, on se vautre de rire, tandis que nous... Bah pfff on a pas d'humour nous les chieurs-ses moralisateurices, qui voudraient que tout le monde se comportent comme elleux, espèce d'aigri-e de la vie va, on est bien fades et tristes, si ont est même pas fichu de comprendre que c'est drôôôle, c'est de l'ironie, du second degré!
Pff ce qu'on est nul dit donc.

Allez rigole.

Humpf rabroumph de pissenlit au chocolat.
Soyons clair:

1) Je suis capable de faire rire de moi (et en le faisant exprès), de faire des blagues, de rire et même d'avoir des crises de fou rire pour des blagues/jeu de mot réellement drôle. [incroyable mais vrai ;-)!].

2)L'humour existe pour faire rire (tautologie mon ami), si on sait pertinemment que la personne en face de nous est féministe, une femme, un anti-raciste, une personne dites "d'origine étrangère" (je trouve l'expression particulièrement con, mais bon je reviendrais là dessus un autre jour), vg*/végan, homosexuel-le,... alors en sortant des blagues machos, racistes, homophobes,... on ne rit pas AVEC la personne mais on rit DE la personne et là ça, ça vous change l'humour en mépris envers une ou des personnes.

3)Ce genre d'humour représente souvent une haine informulée de la personne qui parle, envers une catégorie de personne (femme, étranger, vg*, lesbienne, gay, trans, etc ... bref les pas normaux quoi), sauf que ça ne se fait pas d'injurier les gens comme ça gratuitement, donc sous le trait de l'humour et de l'ironie ou encore du second degré ça peux passer à la rigueur. Parce qu'il existe plusieurs expression du type "ON peux rire de tout mais pas avec n'importe qui", ce qui finalement fait que c'est la personne qui ne rigole pas qui est anormale, et non pas l'humour.

4)Critiquer cet humour passe donc non pas comme une critique d'un type d'humour révélateur du conservateurisme et du degré de connerie réac de certain, mais comme un manque apparent du "propre de l'homme" (oui la femme ne rigole pas bien sûre, elle glousse sans doute)

En résumé plus facile de critiquer et de ce moquer de celleux qui sont différents, en les insultant et en leur manquant de respect sous couvert d'humour; et puis si iels ne rigolent pas et ben c'est forcément qu'iels n'ont pas assez de d'humour; que d'essayer de comprendre qu'on manque de respect envers beaucoup de personne quand on fait une blague sexiste, raciste, homophobe, transphobe... et qu'en plus quelque part on le pense réellement.

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05 février 2011

Hommage.

J'ai visité une exposition photo sur le féminisme à la galerie des bibliothèque (à Paris),
j'en suis sortie bouleversée, ce n'est pas tout les jours qu'on se rend compte à quel point les femmes se sont battues pour avoir le droit d'être considérées comme des êtres humains, que c'est une longue lignée de femme, qui n'ont pas hésité à se défendre à lutter contre l'oppression du patriarcat.

Elles l'ont fait avec leur moyen, du mieux qu'elles ont pu, souvent isolé, toujours insulté, dénigré (il y'a une caricature de "l'assiette au beurre" [journal anarchiste] parlante: on voit des femmes vieilles, sèches, enlaidit qui se réjouisse d'être rester chaste fasse aux vilains zhoms qui ne pense qu'à les baiser,... oui ce n'est pas nouveau du tout ce genre de préjugé, nos bitards actuelles, ne sont pas originaux ils ne reprennent que de vieux stéréotypes éculés et arriérés profondément misogyne et révoltants vieux de plusieurs millénaires d'oppression).

Elles ont fait ce qu'elles ont pu, en tentant de se battre contre ce qu'il leur paraissait le plus injuste, et ça indifféremment de leur statuts social, de leur conditions dans la société,
et que se soit des "radicales" comme Madeleine Pelletier qui se battait déjà contre le "genre" (et oui ça existait déjà au 19éme ce débat n'est pas nouveau) ou les Delafoys, les Hélène Boucher qui ont eu des vies "d'hommes" sans être féministes pour autant, et qui ont quelque part contribuer à l'émancipation féminine; sans oublier les intellectuelles/artistes comme les Georges Sand, Simone de Beauvoir, Colette, Benoîte Groult, Frida Kalho, Iréna Ionesco, Giséle Hanimi... et tant d'autre encore que j'en oublie les militantes tel les Hubertine Auclert, Marguerrite Durand... et toutes les autres anonymes parmi les anonymes ce qui ne les a pas empêché, de réclamer le droit de vote, le droit à la contraception libre et gratuite pour toutes, le droit de pouvoir porter pantalon ou jupe, l'égalité homme/femme, de dénoncer les horreurs de leur conditions de femmes, de dire qu'on devrait avoir le droit d'aimer les hommes ou les femmes sans jugement de valeur et sans pression, le droit à l'ivg, de s'unir, de révéler une parole qui a tellement du mal à se faire entendre (et surtout mal à se faire comprendre) dans une société d'homme, de se réunir, de militer, de chanter, de manifester, et de montrer qu'elles existent.

Je ne sais pas comment dire mais voir toutes ces femmes là heureuses, fières, sûre de leur choix, de leur décision, qui ont tellement été décrié (et qui continue à être décrié) et qui pourtant ont continué, et se sont obstinées à réclamer tout ça...

Bah moi ça me fait bizarre, j'ai envie de les voir en vrai, pour leur remercier de tout ce qu'elles ont fait, écrit, dit, pensé, crée, pour toutes leur luttes, ...  ce qu'elles m'ont permis d'avoir; se sont mes aïeules, mes sœurs, mes mères, mes tantes, des amies, merci à toutes.

Je ne sais pas comment vous rendre la pareille, comment vous rendre hommage, si ce n'est en continuant, en reprenant votre flambeau continuer à en être fière.

Et je continue le combat que vous avez commencé, je ne m'arrêterais que lorsque l'oppression n'existeras plus, tant qu'une seule femme seras discriminé parce que c'est une femme je continuerais.
Quand bien même on m'insulterais, me blesserais, m'injurierais, me caricaturais,... je le ferrait pour moi, pour vous, pour toutes celles qui me suivront.

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01 février 2011

Repas vg* et repas omni.

vgvsomni


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28 janvier 2011

Sexe= pornographie?

J'ai l'impression que quand je parle de sexualité avec d'autre personne de mon âge (comprendre connaissance du lycée qui ne réfléchissent pas tant que ça sur le monde) c'est immédiatement mis dans la case " discussion pornographique".
Pardon? Euh non, moi ça m'étonne, ce n'est pourtant pas trop compliqué de comprendre que les pratiques sexuelles entre personnes consentantes sans: violence, contrainte, domination ou manipulation, ne sont pas "dégueulasse" mais preuve d'amour de respect et d'écoute de l'autre et de son corps, tout en recevant et en donnant du plaisir (ou des autres si il y' a plus deux personnes en présence).

Or la pornographie ce n'est pas de la sexualité non ce n'est rien d'autre que de la violence envers les femmes et de la domination masculine. Elle s'exerce sur plusieurs domaines:
le premier et qui passe plutôt inaperçu c'est que se sont surtout des hommes qui regardent ce genre de film, et non pas les femmes, ce sont des films fait par et pour les hommes et qui oublient que les femmes sont des être humains (ne les considérant que comme des objets masturbatoires) qui peuvent être spectatrices, nous n'avons presque aucun support culturel sur lequel on peut fantasmer et se masturber, notre sexualité est nié. Nous ne voyons jamais d'homme qui pose de façon érotique, sensuelle, à moitié nu, dans les publicités, jamais on titille notre imaginaire érotique dans l'imaginaire collectif, cela ne s'adresse qu'aux hommes. Je ne connais que peu de film ou de livre ou il y' a des scènes représentant et acceptant le plaisir féminin sans passer par la fameuse "pénetration" qui serait la seule manière pour nous d'accéder à l'orgasme. La porno part donc du principe d'émoustiller à travers ces films le public masculin, les femmes n'ont pas d'existences propres pour les réalisateurs, ce sont des choses pas des êtres humains. Violence faites aux femmes en niant leur "envie" de fantasme sexuelle qui les mettent en valeur, ceci ce n'est que pour les hommes.
En second et ce qui est vraiment dramatique pour les actrices pornos, c'est que pour le plaisir des hommes et par leur volonté et leur désir, elles doivent modifier leur corps, l'épilation intégrale, chirurgie plastique (augmentation mammaire, nymphoplastie,...) elle se doivent de correspondre à un certain modèle considéré comme beau (visage fin, cheveux long, très mince, jeune, absence de cellulite/ride...). Et ça c'est un aspect du machisme très présent dans notre société, les femmes ont toujours du se conformer à des normes de beauté, parce que si on est une laideron: quelle horreur! C'est même considéré comme une qualité d'être belle, on se doit d'être ravie quand on nous fait un compliment quand on nous dis "tu es belle". Nos capacités et qualités intellectuelles, physiques, morales, ... sont considérés secondaires. Nous revenons aussi à l'aspect femme= objet décoratoire (la beauté étant un des meilleurs atout d'une femme). On doit se forcer de plaire aux hommes en modifiant notre aspect physique. Violence donc qu'elles (les actrices, et même je généraliserais en disant "toutes les femmes") doivent se faire à elle même et sans dire ou montrer qu'elles en souffrent.
Et dernièrement, l'aspect violence des pratiques sexuelle imposés à ces femmes là, je parlais tout à l'heure que seul le plaisir des hommes est accepté. Et bien les pratiques présentés dans les films pornographiques, dégrade l'image de la femme, la relègue au rang d'objet sexuel, une sorte de sex-toy pour homme qui la maitrise, la violente lui fait subir des pratiques qu'elles n'apprécient pas, mais doit faire semblant de jouir quand on la sodomise, la force à la sucer des sexes masculins, accepte l'éjaculation facial. Si il s'agit d'une scène de viol et ben forcément elle aime quand même et lance des petits cris de joie. On est aussi dans un aspect de compétition masculine (en avoir la plus grosse possible), il ne s'agit pas de s'intéresser au corps de l'autre de l'explorer avec attention et en se préoccupant de son bien être, il s'agit de l'exploiter en se moquant éperdument de ce qu'il peut ressentir ce corps féminin. Jamais au grand jamais on ne se préoccupe du sexe féminin, de savoir ce qu'il veut, ce qu'il a envie, ce qu'il aime, ce qu'il lui plait. Non la seule chose intéressante dans le sexe féminin, c'est le petit trou nommé vagin. On montre donc de la violence sexuelle en affirmant qu'il s'agit de mettre en scène des scènes sexuelle, il n'y a rien de plus faux.

Il y'a pour finir cet article, quelque chose d'inquiétant, internet à permis la diffusion de beaucoup de chose, certaines sont positives (aller plus rapidement pour s'informer de l'actualité dans le monde, rencontrer à travers des réseaux sociaux des personnes avec qui on a des choses et/ou idée en commun...) d'autre moins (la diffusion de la pornographie par exemple). les jeunes ados mâles d'aujourd'hui ont de quoi assouvir leur fantasme sexuelle assez facilement, incognito. Ils pensent que ce genre de sexualité est naturel (puisqu'ils n'ont souvent rien d'autre comme support pour leur expliquer/montrer ce que c'est), et forceront sans doute leur(s) future(s) copine(s) à devoir faire ces pratiques, à violenter leurs corps. Ces jeunes garçons trouveront aussi normal la violence faites aux femmes et la reproduiront involontairement ou non.
C'est pourquoi j'estime qu'il est très important d'apporter aux jeunes une éducation sexuelle, leur apprendre comment ont fait des enfants, d'accord c'est utile: mais bon on ne fait pas l'amour que pour avoir des enfants; au départ c'est plutôt parce qu'on aime les sensations et le plaisir que ça peut donner.

N'ayant aucune information sur la sexualité véritable il se tourne vers le moyen le plus simple, le plus rapide et la ou ils ne pourront pas paraitre ridicule: j'ai nommé notre ami à tous (ou presque) Google. Et là il tombe sur des scènes d'une rare violence envers les femmes et qui est tout sauf une représentation de la sexualité: la pornographie. Et n'ayant pas de recul sur ce que c'est ils doivent sans doute penser (et à tort) que c'est ça.

(Il y' a beaucoup de chose à dire sur le sujet mais je suis limitée par le temps)

Posté par Esmecia à 19:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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