J'ai l'impression que quand je parle de sexualité avec d'autre personne de mon âge (comprendre connaissance du lycée qui ne réfléchissent pas tant que ça sur le monde) c'est immédiatement mis dans la case " discussion pornographique".
Pardon? Euh non, moi ça m'étonne, ce n'est pourtant pas trop compliqué de comprendre que les pratiques sexuelles entre personnes consentantes sans: violence, contrainte, domination ou manipulation, ne sont pas "dégueulasse" mais preuve d'amour de respect et d'écoute de l'autre et de son corps, tout en recevant et en donnant du plaisir (ou des autres si il y' a plus deux personnes en présence).

Or la pornographie ce n'est pas de la sexualité non ce n'est rien d'autre que de la violence envers les femmes et de la domination masculine. Elle s'exerce sur plusieurs domaines:
le premier et qui passe plutôt inaperçu c'est que se sont surtout des hommes qui regardent ce genre de film, et non pas les femmes, ce sont des films fait par et pour les hommes et qui oublient que les femmes sont des être humains (ne les considérant que comme des objets masturbatoires) qui peuvent être spectatrices, nous n'avons presque aucun support culturel sur lequel on peut fantasmer et se masturber, notre sexualité est nié. Nous ne voyons jamais d'homme qui pose de façon érotique, sensuelle, à moitié nu, dans les publicités, jamais on titille notre imaginaire érotique dans l'imaginaire collectif, cela ne s'adresse qu'aux hommes. Je ne connais que peu de film ou de livre ou il y' a des scènes représentant et acceptant le plaisir féminin sans passer par la fameuse "pénetration" qui serait la seule manière pour nous d'accéder à l'orgasme. La porno part donc du principe d'émoustiller à travers ces films le public masculin, les femmes n'ont pas d'existences propres pour les réalisateurs, ce sont des choses pas des êtres humains. Violence faites aux femmes en niant leur "envie" de fantasme sexuelle qui les mettent en valeur, ceci ce n'est que pour les hommes.
En second et ce qui est vraiment dramatique pour les actrices pornos, c'est que pour le plaisir des hommes et par leur volonté et leur désir, elles doivent modifier leur corps, l'épilation intégrale, chirurgie plastique (augmentation mammaire, nymphoplastie,...) elle se doivent de correspondre à un certain modèle considéré comme beau (visage fin, cheveux long, très mince, jeune, absence de cellulite/ride...). Et ça c'est un aspect du machisme très présent dans notre société, les femmes ont toujours du se conformer à des normes de beauté, parce que si on est une laideron: quelle horreur! C'est même considéré comme une qualité d'être belle, on se doit d'être ravie quand on nous fait un compliment quand on nous dis "tu es belle". Nos capacités et qualités intellectuelles, physiques, morales, ... sont considérés secondaires. Nous revenons aussi à l'aspect femme= objet décoratoire (la beauté étant un des meilleurs atout d'une femme). On doit se forcer de plaire aux hommes en modifiant notre aspect physique. Violence donc qu'elles (les actrices, et même je généraliserais en disant "toutes les femmes") doivent se faire à elle même et sans dire ou montrer qu'elles en souffrent.
Et dernièrement, l'aspect violence des pratiques sexuelle imposés à ces femmes là, je parlais tout à l'heure que seul le plaisir des hommes est accepté. Et bien les pratiques présentés dans les films pornographiques, dégrade l'image de la femme, la relègue au rang d'objet sexuel, une sorte de sex-toy pour homme qui la maitrise, la violente lui fait subir des pratiques qu'elles n'apprécient pas, mais doit faire semblant de jouir quand on la sodomise, la force à la sucer des sexes masculins, accepte l'éjaculation facial. Si il s'agit d'une scène de viol et ben forcément elle aime quand même et lance des petits cris de joie. On est aussi dans un aspect de compétition masculine (en avoir la plus grosse possible), il ne s'agit pas de s'intéresser au corps de l'autre de l'explorer avec attention et en se préoccupant de son bien être, il s'agit de l'exploiter en se moquant éperdument de ce qu'il peut ressentir ce corps féminin. Jamais au grand jamais on ne se préoccupe du sexe féminin, de savoir ce qu'il veut, ce qu'il a envie, ce qu'il aime, ce qu'il lui plait. Non la seule chose intéressante dans le sexe féminin, c'est le petit trou nommé vagin. On montre donc de la violence sexuelle en affirmant qu'il s'agit de mettre en scène des scènes sexuelle, il n'y a rien de plus faux.

Il y'a pour finir cet article, quelque chose d'inquiétant, internet à permis la diffusion de beaucoup de chose, certaines sont positives (aller plus rapidement pour s'informer de l'actualité dans le monde, rencontrer à travers des réseaux sociaux des personnes avec qui on a des choses et/ou idée en commun...) d'autre moins (la diffusion de la pornographie par exemple). les jeunes ados mâles d'aujourd'hui ont de quoi assouvir leur fantasme sexuelle assez facilement, incognito. Ils pensent que ce genre de sexualité est naturel (puisqu'ils n'ont souvent rien d'autre comme support pour leur expliquer/montrer ce que c'est), et forceront sans doute leur(s) future(s) copine(s) à devoir faire ces pratiques, à violenter leurs corps. Ces jeunes garçons trouveront aussi normal la violence faites aux femmes et la reproduiront involontairement ou non.
C'est pourquoi j'estime qu'il est très important d'apporter aux jeunes une éducation sexuelle, leur apprendre comment ont fait des enfants, d'accord c'est utile: mais bon on ne fait pas l'amour que pour avoir des enfants; au départ c'est plutôt parce qu'on aime les sensations et le plaisir que ça peut donner.

N'ayant aucune information sur la sexualité véritable il se tourne vers le moyen le plus simple, le plus rapide et la ou ils ne pourront pas paraitre ridicule: j'ai nommé notre ami à tous (ou presque) Google. Et là il tombe sur des scènes d'une rare violence envers les femmes et qui est tout sauf une représentation de la sexualité: la pornographie. Et n'ayant pas de recul sur ce que c'est ils doivent sans doute penser (et à tort) que c'est ça.

(Il y' a beaucoup de chose à dire sur le sujet mais je suis limitée par le temps)