Le concept énoncé dans le titre suffit à lui même.

Pourtant il me semble utile de rappeler le concept: c'est une règle grammaticale qui énonce que le masculin tiens lieu d'universalisme, et que le féminin est une exception.
Ce qui explique par exemple qu'on dise "ils" alors qui il y'a peut être des "elles" dans ce "ils".
C'est un symbole de plus de la domination masculine qui tentent de faire taire les femmes, qui nie leur existence en tant qu'individu, un seul mâle est plus puissant que toutes les femmes puisqu'il peut imposer son sexe et son genre à toutes les autres.

Ça nous rappelle donc notre statut d'inférieur: les femmes ne font pas le poids face aux hommes.

Nous ne sommes rien, nous la moitié de la population, nous ne valons rien, nous sommes une exception, l'homme lui est le seul modèle qui existe et à droit d'être citer en tant qu'individu propre.

C'est tellement absurde cette règle qui concoit que seul les hommes vivent, ont accès à la vie publique, ont le droit de se montrer, de prouver aux autres leur existence, contrairement aux femmes qui devraient se contenter de rester invisible dans la sphère privée.

C'est lourd de sens, et pas anodin, comme on voudrait me le faire croire.

Le masculin neutre c'est aussi pouvoir sortir des phrases comme "les hommes naissent libres et égaux", les femmes sont des hommes comme les autres depuis quand? À travers cette simple phrase entendu lu des milliers de fois, j'ai l'impression de n'être qu'une subalterne des hommes. D'être exclut de cette ensemble qui soit dis en dans le contexte veut dire "humain".

Mais qu'est que ça coute au fond de changer les droits de l'homme en droit de l'humain? Ce n'est pas plus compliqué à dire, et ça à le mérite d'inclure réellement l'ensemble des personnes, quel que soit son sexe, son origine (etnique/social/culturel/...), sa couleur de peau, son nombre de dents, d'yeux, de jambe, de doigt, et même le nombre de poil sous les aisselles...

Alors pourquoi cela fait tant grincer les dents, et ricaner tant de personne, qui n'y voit qu'un chipotage de plus de la part des feministes.

Je, tu, elles et ils chipotent et chipoterons encore pour réclamer, s'insurger, réclamer, demander que partout on est enfin la parité; et ça pas seulement dans les lois, et dans les textes; mais aussi que se soit inscrit dans la cervelle de tout un chacun que le fait même de dire qu'une femme ou qu'un homme peuvent avoir les mêmes capacitées physiques, intelectuelles, morale, s'occuper des mêmes postes, avoir les mêmes responsabilités au sein d'un groupe; c'est normal, et y'a pas de quoi découper un poirreau en petit morceau que de le dire, ni de quoi chipoter sur ça avec des pseudos études scientifiques particulièrement atroces et conservatrices.

Comment peut on se dire dans une société paritaire si dans le langage même c'est la règle de l'inégalité, des préjugés sexistes qu'on dispense et qu'on enseigne encore dès le plus jeune âge?

Le langage est un véhicule de la pensée, selon qu'on utilise un terme ou un autre qui a une valeur similaire, une tournure de phrase; c'est représentatif d'un état d'esprit, d'un mode de pensée.

Alors si on utilisait un véritable neutre, qui incluerait toutes et tous, se serait sans doute une avancée dans les combats féministes.